TRANSPORT > C’est sous le mot d’ordre du « dans ce Grand Paris : rien pour l’Essonne, rien pour les RER B, C et D, rien pour la première gare d’Ile-de-France » que les socialistes de l’Essonne partent en campagne pour faire entendre la voix de l’Essonne dans le cadre du débat public sur le Métro Grand Paris.

C’est en amont de la réunion publique organisée dans le cadre de l’enquête publique sur le réseau de transport du Grand Paris, que la fédération de l’Essonne du Parti Socialiste (PS) a décidé de tenir une conférence de presse pour faire entendre la voix des essonniens qui chaque jour utilisent les lignes B, C et D du RER. Au « préalable de ces grand projets utiles – que sont le Métro Grand Paris et Arc Express (lire notre article) – nous affirmons qu’une solution raisonnable et moins couteuse existe pour une amélioration rapide de la situation : pourquoi, tout simplement ne pas commencer par rénover l’existant? ».

« Faire entendre une forme de bon sens »

Alors que 23 milliards d’euros seront affectés pour le grand huit du Métro Grand Paris et 8 milliards pour la liaison Arc Express du Conseil régional d’Ile-de-France – deux projets qui ne verront pas le jour avant 2025 – il est impératif pour les socialistes essonniens que « cette somme soit auparavant, en partie dirigée vers des projets de transports publics en Essonne, notamment ceux facilitant les déplacements quotidiens des salariés ». Pour Jérôme Guedj, vice-président du Conseil général de l’Essonne, il faut « faire entendre une forme de bon sens, partagé avec d’autres départements ».

Le PS de l’Essonne propose un investissement de 6,3 milliards d’euros pour mettre en place un véritable plan RER pour les lignes B, C et D. Le plan comprend « la remise à niveau des infrastructures, le réaménagement des tunnels au niveau de la gare RER du Chatelêt et le sextuplement des voies entre Juvisy-sur-Orge et la bibliothèque François Mitterrand » pour un premier investissement de 5,8 milliards d’euros. Cela devient une urgence pour Thierry Mandon, président délégué du Conseil général et administrateur au STIF (le syndicat des transports d’Ile-de-France), pour qui « nous ne sommes plus dans un effet de dégradation, mais nous assistons à un réseau en train de mourir ».

A ce plan RER, doit suivre le bouclage financier du projet tram-train entre Massy et Evry, et la ligne de tramway entre Villejuif (Val-de-Marne) et Juvisy-sur-Orge pour 168 millions d’euros, ainsi que « la création de transports en commun en site propre sur la RN7, la RN20, la Francilienne, Massy-Orly et Massy-les Ulis » (256 millions d’euros). Pour Carlos Da Silva, le premier secrétaire fédéral, les socialistes resteront attentif aux discutions qui auront lieu lors deux prochains débats sur le grand paris qui concerneront le département, à Massy, à Saclay et à Orly.