« Les retraités ne sont pas une charge pour la société », scande la CGT sur les prospectus qu’elle a diffusés sur les réseaux sociaux. « Retraité(e)s : occupons-nous de notre avenir » : l’objectif de la manifestation organisée ce jeudi matin sur le parvis de l’Hôtel de ville à Etampes était clair. La vingtaine de manifestants présents sur la place répondait à l’appel national de quelques organisations syndicales (CGT, FO, UNSA, CGC, CFTC, FSU) et associations, à savoir la LSR – Loisirs et Solidarité des Retraités – et la Fédération Générale des Retraités de le Fonction Publique.

Le « collectif retraités » de la CGT d’Etampes sera parvenu à réunir une vingtaine de manifestants ce jeudi matin, sur la place de l’Hôtel de ville de la commune. « Armés » de leurs pancartes, les personnes mobilisées n’avaient qu’un seul objectif : faire valoir leurs droits. « On essaye de rassembler, de s’adresser le plus largement possible aux retraités pour leur dire qu’ils ont encore des choses à demander  », indique l’un des représentants du collectif, créé en octobre 2016. « Les retraités sont des gens comme les autres, ils contribuent à beaucoup de choses : bon nombre de retraités font partie d’associations, ou prennent part à diverses activités. Il faut s’occuper d’eux  », rappelle-t-il avec bienveillance.

Ce jeudi, les différents syndicats ont appelé les retraités de France à défendre leurs intérêts dans les rues. Etampes n’aura finalement été que le point de départ d’une longue marche de protestation : «  Il y a une manifestation cet après-midi à 14h30, qui ira de la Gare du Nord jusqu’à République. Mais, nous, le collectif CGT d’étampes, avons décidé de proposer un rassemblement ici car beaucoup de retraités ne peuvent pas aller à Paris  ». Dans la matinée, le groupe a souhaité faire part de la situation au député-Maire de la ville Franck Marlin ainsi qu’à la sous-préfecture. Ainsi, une motion du collectif leur a été respectivement distribuée.

Si les revendications portent en premier lieu sur le pouvoir d’achat, elles exposent également d’autres problèmes rencontrés par des retraités en colère : les concernés demandent notamment l’annulation d’un certain nombre de mesures qui les pénaliseraient à trop grande échelle, comme la suppression de la demi-pension. Parmi les autres revendications mises en avant se trouve également la défense des services publics : « Beaucoup de bureaux de poste réduisent leurs horaires, les hôpitaux sont en train de se regrouper, ce qui veut dire que pour beaucoup de retraités, il faut aller de plus en plus loin pour se soigner, d’autant qu’il y a aussi la question des médecins qui vont partir en retraite », indique l’un des membres de la CGT étampoise. Les transports et le coût exorbitant des maisons de retraite font aussi partie des doléances : « Lorsqu’on regarde le sud-Essonne, on s’aperçoit que tout est dirigé vers Paris alors que souvent les retraités ont besoin d’aller dans les communes aux alentours, ou dans les hôpitaux au plus près de leur domicile  ».