Lundi 27 mars, la transition écologique était à l’ordre du jour de l’Assemblée départementale. Après avoir adopté le plan anti-bouchons en partenariat avec la région Ile-de-France, les élus essonniens ont acté le plan Action mobilité 2017–2021 dont la mesure phare consiste à encourager le covoiturage.

Du 18 avril au 30 juin, le Département va donc expérimenter le Printemps du covoiturage : « C’est une pratique à encourager, explique Nicolas Méary (UDI), vice-président délégué aux mobilités. Le succès d’un site comme Blablacar a montré que ça marche mieux sur les longues distances plutôt que sur les courtes. Or, les trois-quarts des déplacements des Essonniens sont effectués au cœur du département. C’est pourquoi nous voulons aujourd’hui les inciter à franchir le pas en leur proposant de tester le covoiturage gratuitement sur leur trajet domicile-travail ou études  ».
Outre la création d’aires de covoiturage supplémentaires, le Conseil départemental s’est attaché les services de la plateforme spécialisée Karos pour proposer, via une application, une offre novatrice pour une collectivité territoriale : financer intégralement 50 000 trajets aux covoiturés, soit 20 trajets par personne sur une distance de 35 km maximum par déplacement (0,10 €/km).

Alors que d’autres acteurs du transport, comme la SNCF, se sont déjà penchés sur la question, le département de l’Essonne espère tenir là une solution d’avenir : « C’est tout un système qu’il faut repenser, conclut François Durovray, son président. Les gens pourraient aussi se servir du covoiturage pour aller prendre le train ou le métro. À nous de faire connaître la pratique ». De quoi, il l’espère, convaincre les Essonniens !

Plus d’information sur le site du département.

(DR).

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Les transports d’avenir en Essonne c’est aussi…

Fort d’un budget total de 1,55 millions d’euros, le plan écomobilité comprend également le recours aux circulations douces et aux modes actifs tels que le vélo ou la trottinette, y compris pour les 4 000 agents du Conseil départemental. Les collèges qui le souhaitent pourront aussi renforcer leur offre de stationnement en la matière.
Un plan vélo de 6 millions euros est également en préparation pour multiplier les pistes cyclables. De son côté, le département va progressivement transformer son parc automobile en favorisant les voitures électriques.

Enfin, un Plan bus de 60 millions d’euros (9 millions pour l’Essonne) accordés par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) va permettre de rééquilibrer l’offre de bus dans les zones les moins bien desservies du territoire essonnien, notamment au Sud. D’ici 2018, les nouvelles lignes express Arpajon-Etampes et Saclay-Pont-de-Sèvre devraient voir le jour, pendant que les axes Massy-Evry (91–05), Massy-Dourdan (91–03), Massy-Saint-Quentin-en-Yvelines (91–06) et Orly/Rungis-Yerres–Evry (91–09 et 191–100) verront leur offre renforcé. Enfin, le réseau Noctilien se verra lui aussi doté de moyens supplémentaires, avec la création à Saclay d’un service de « transports à la demande ».