Pour la cinquième année consécutive, le Festival l’Oeil urbain met à l’honneur la création photographique et l’innovation culturelle. Comme à chaque édition, l’objectif premier se trouve dans la sensibilisation de différents publics face à l’image. En mettant en avant la vision personnelle d’un auteur sur un territoire et ses habitants, la manifestation pousse au questionnement sur des problématiques particulières, toutes liées à un territoire urbain.

Pour mener à bien ce projet, l’équipe de l’Oeil Urbain a notamment organisé une résidence artistique : durant une année, un photographe professionnel « s’installe » à Corbeil-Essonnes pour en tirer une création artistique photographique unique et subjective. Après notamment Arno Brignon, Richard Pak et Epectase lors des éditions précédentes, c’était cette année au tour de Patrice Terraz. « Accepter une résidence photographique à Corbeil-Essonnes lorsqu’on vit à Marseille, c’est s’obliger à porter son regard au-delà des apparences d’une ville qui semble crouler sous le poids de l’ennui  », indique l’artiste exposé pour le Festival 2017.

Du 31 mars au 2 avril, divers artistes exposeront dans les rues de Corbeil-Essonnes, à l'occasion du Festival de l'Oeil Urbain.

Du 31 mars au 2 avril, divers artistes exposeront dans les rues de Corbeil-Essonnes, à l’occasion du Festival de l’Oeil Urbain.

Il y a plus d’un an, une partie de la jeunesse essonnienne ouvrait les portes de son quotidien au professionnel de la photo. Sandwichs dégustés sur le pouce sur le parking d’un supermarché, des moments passés à la Maison des Jeunes et Culture (MJC) de Corbeil-Essonnes, les visites au club de boxe… Durant des dizaines de jours, des jeunes de tous les horizons se sont mus librement sous l’objectif du photographe : « En décidant de m’intéresser à la jeunesse, j’ai sciemment occulté les préjugés qui plombent une banlieue où je n’avais jamais mis les pieds  ». Au fil des découvertes et des clichés, l’artiste s’est fondu dans un tableau joyeux et innocent, encore méconnu et mal perçu par une partie de la société actuelle. « En immersion, on s’attache très vite, surtout lorsqu’on est bien accueilli. J’ai quitté la ville les yeux embués », finit par lâcher Patrice Terraz, qui avoue sa « féroce envie de continuer à photographier ce beau petit monde, encore et encore ».

Du 31 mars 2017 au 21 mai prochain, l’Oeil Urbain vous invite à vous plonger dans le quotidien de la jeunesse française au travers de 12 expositions photographiques, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Durant 2 mois, divers artistes vous incitent à la découverte de leurs travaux, à différentes adresses. Projections, conférences, débat, rencontres, signatures, expositions… La ville de Corbeil-Essonnes se place en illustratrice d’une jeunesse française fougueuse et pleine de vie.

Vernissage de l’exposition de Patrice Terraz, Martin Bogren et Hervé Lequeux à la Commanderie Saint-Jean (rue Widmer à Corbeil-Essonnes), le vendredi 31 mars à 19h. Les expositions au théâtre et en ville sont présentées le samedi 1er avril. Ouverture jusqu’au 21 mai 2017, à la Commanderie du mercredi au dimanche de 14h à 18h. Entrée libre. Programme complet et infos pratiques sur le site de l’Oeil urbain