Les deux clubs avaient jusqu’au 31 mars pour déposer leur projet à la Fédération, avant son examen par la Direction nationale du contrôle de gestion, plus connue sous son acronyme DNCG. Ce sera donc bien une fusion, qui va avoir lieu entre le Paris FC, dont l’équipe masculine évolue en National, et le FCF Juvisy, club phare de l’Essonne en D1. Derrière les trophées accumulés depuis 40 ans, c’est tout un système de formation qui cohabite autour des Juvisiennes, dont 17 joueuses font actuellement partie des équipes de France féminines sénior et jeunes.

Comme annoncé au mois de janvier, les discussions entre les deux clubs – et un temps avec le Racing – étaient bien avancées, dans l’optique de donner une ossature au club francilien du Paris FC, et de consolider l’équipe féminine de Juvisy en l’adossant à un projet plus large, le tout alors que se profile la Coupe du monde féminine en France pour 2019.

Les deux présidents ont donné quelques détails de l’avancée des choses, lors d’une conférence de presse au stade Bobin de Bondoufle avant une rencontre de championnat face à Saint-Etienne. Quelques mots de la part de Pierre Ferracci pour expliquer cette « vraie fusion », avec un seul staff, le maintien de la majorité des matchs féminins en Essonne, un seul nom et maillot – qui seront présentés plus tard – et un objectif de co-développement pour les deux équipes phares, censées s’apporter mutuellement. Concernant les futurs partenaires, la ville de Paris comme le Conseil départemental (qui verse 234 000 euros cette année), gros pourvoyeurs de moyens, resteront impliqués dans le projet, et il est question de convaincre « des partenaires privés » pour accompagner le club sur le long terme.

« Même si nous, on n’est pas les Qataris » ironise le président du Paris FC. Son homologue de Juvisy, Marie-Christine Terroni, veut « d’abord parler projet, avant de parler budget », lorsque la question des moyens est évoquée. Elle insiste de son côté sur la progression attendue pour les Féminines, « par exemple sur la formation, une grande réussite, on continuera à travailler dans ce sens ». Du côté des collectivités comme le Département ou la ville de Juvisy, on salue également cette démarche, avec la garantie donnée que le projet « rayonnera en Essonne, et au delà » selon les mots de François Durovray. Les filles de Juvisy pourraient se délocaliser à Charlety sur quelques matchs la saison prochaine, et en retour le Paris FC viendrait jouer certaines rencontres à Bondoufle, prévoient les dirigeants.