Jean-Raymond Hugonet, maire de Limours et président de l’UME, tient à le préciser. Ses revendications ne sont pas politiques, et émanent « des maires de tous les bords ». « On donne la parole aux maires, on la prend ». Dans le même temps, les maires de l’Essonne demandent « des informations solides sur le futur quinquennat. On aimerait que les communes soient plus respectées ».
En septembre 2015, l’association manifestait déjà devant la préfecture de l’Essonne, sous le mot d’ordre « J’aime ma commune », pour faire entendre les difficultés des maires dans le département. « Nous n’avons pas été entendus, la réforme des intercos est allée jusqu’au bout », regrette Jean-Raymond Hugonet, maire de Limours-en-Hurepoix.

Ainsi, les élus municipaux du département ont fait remonter leur quotidien, leurs analyses, et ont soumis des propositions à l’UME. Ce qui ressort de cette consultation, c’est « avant tout un besoin de stabilité ». Les réformes territoriales successives, « menées au pas de charge », « ont mis les élus sans dessus dessous ».
« Des communes de 1500 habitants se retrouvant, au gré d’une intégration au sein d’une communauté d’agglo, poursuit l’UME, dans l’obligation d’avoir sur leur territoire 25 % de logements locatifs, sans y avoir été préparés et sans même y avoir l’espace nécessaire, ni les finances, ni les services. »
Les communes de l’Essonne demandent aussi au futur président de la République « une stabilité juridique », « financière » –  «  une clarification à moyen terme des engagements financiers de l’Etat » – pour y voir plus clair. « Ce besoin de stabilité, très clairement identifié, est urgent », insiste l’UME.

L’association des maires trouve aussi que les communes ont de moins en moins de poids dans les politiques locales, bien que les maires soient les premiers interlocuteurs de leur population. « L’État a compris qu’en appliquant une politique d’en haut, ce n’était pas lui qui aurait les conséquences négatives. Quand on n’a pas les moyens pour appliquer notre programme, les gens s’en prennent directement à nous. »