« Nous allons collaborer pour la campagne, tout en la faisant chacun de notre côté » : Laetitia Roméro-Dias, la responsable d’En marche en Essonne, revient sur le récent ralliement du Modem à la candidature d’Emmanuel Macron. Le parti de François Bayrou annonce son engagement dans la dernière ligne droite de la campagne, sur le département. Selon Tarik Meziane, le président du Modem 91, « les militants commencent la campagne cette semaine, on garde notre structure à nous, mais on agira de manière coordonnée avec En marche ».

A Etampes par exemple, « nous sommes déjà en relation, et allons tracter ensemble » poursuit le responsable centriste. Chacun des deux mouvements a nommé un référent pour établir le lien avec l’autre. Une forme de partenariat qui permettra pour Laetitia Roméro-Dias d’effectuer « des actions coordonnées » tout au long de la campagne. Cependant le Modem « n’intègre pas » le comité de campagne En marche, qui lui, reste géré par les adhérents du jeune parti.

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Sur le fond, Tarik Meziane se retrouve dans les axes principaux du programme d’Emmanuel Macron, « l’Europe évidemment, et la volonté de faire travailler des gens de tous bords, pour en faire une force ». Sur quelques mesures discutées dans le débat national, comme la retraite à point, le représentant MoDem rappelle que François Bayrou « la propose depuis 2007 ». Plus globalement, il indique « aimer cet équilibre global que propose Macron », quitte à assumer les difficiles choix budgétaires promis par l’ancien ministre de l’Economie (60 milliards d’euros d’économies sur le budget de l’Etat) : « oui, on demandera des sacrifices, mais les plus faibles seront protégés ».

Concernant les échéances d’après présidentielles, c’est à dire les législatives de juin, le MoDem qui a pré-investi 10 candidats espère « que quelques uns seront labellisés ‘En marche’ » pour l’Essonne. Les investitures seront en effet directement gérées par le comité national du mouvement d’Emmanuel Macron. Un sujet qui « n’est pas à l’ordre du jour » selon Laetitia Roméro-Dias, qui rappelle que les candidats aux législatives devront « à 50% provenir de la société civile, et pour les 50% qui restent, il y aura la pluralité ». A l’en croire, « il n’y aura pas d’accord d’appareil » à ce sujet entre les deux partis.