« On a décidé de fermer la déchetterie d’Athis pour préserver la santé des agents et des usagers », lance Grégory Courtas, maire de Pussay, et vice-président du Siredom*, lors d’une conférence de presse précipitée ce mercredi matin. Alors qu’elle devait rouvrir ses portes suite à une fermeture d’un mois pour des travaux d’entretien, la déchetterie de la ville est restée close ce mercredi matin, et ce, pour une durée indéterminée. « En arrivant on a senti des odeurs difficiles à inhaler. Il y a des particules d’aluminium qui se déposent. C’est visible à l’œil nu », explique Patrice, employé sur le site depuis 5 ans.

Nul besoin de multiplier les recherches pour s’assurer de la provenance de ces particules d’aluminium. Derichebourg, entreprise de recyclage voisine, est vivement pointée du doigt. Elle qui broie de la ferraille et découpe de l’aluminium, n’a visiblement pas encore trouvé la parade infaillible afin de limiter au maximum la dispersion dans l’air des particules polluantes liées à ses activités. Et pour cause : « c’est la quatrième fois en deux ans qu’on est dans cette difficulté », précise le vice-président du Siredom.

Des travaux infructueux ?

En effet, Dérichebourg n’en est pas à son coup d’essai. Il y a quasiment un an jour pour jour, Essonne info évoquait ces soupçons de pollution qui pesaient sur l’usine de recyclage. 362 jours plus tard, et une nouvelle pollution pendant l’été, rebelote. « On avait bien constaté qu’il fallait apporter des améliorations« , se souvient Christine Rodier, maire d’Athis-Mons. « Ça n’a pas été fait », regrette-t-elle. Les travaux de mise en conformité lancés par Derichebourg n’ont visiblement pas eu l’effet escompté, l’entreprise pourrait donc d’ici peu stopper ses activité.

Afin de « rapidement porter une action digne de ce nom », Siredom et Mairie ont par ailleurs lancé un appel en commun à la préfète du département. « On demande une fermeture administrative de l’usine tant qu’il n’y aura pas d’amélioration. C’est un véritable danger », insiste la maire de la ville. Dans l’attente d’une réouverture, les usagers de la déchetterie athégienne sont invités à se rendre dans les déchetteries voisines. De même pour les employés du site. « Pour nous ce n’est pas un problème. On fait partie d’un réseaux de déchetteries. On est mobiles. On peut aller travailler dans d’autres déchetteries », conclut Patrice.