Une success story qui n’en finit pas ! Le film Divines, qui a commencé sa route au festival de Cannes en 2016, continue tranquillement son chemin depuis. Il y a quelques semaines, l’équipe était nominée aux Golden Globes sans pour autant obtenir la récompense du Meilleur film étranger, catégorie dans laquelle Divines était sélectionné. Mais c’était tout de même une reconnaissance internationale. La consécration aux César 2017 a été complète. Le film made in Essonne était nominé dans sept catégories, et la moisson fut belle. L’équipe du film ramène trois statuettes :

Le meilleur espoir féminin a été remporté par la jeune Oulaya Amamra. Avec un discours très émouvant elle a touché le public en remerciant l’équipe du film, sa famille « maman je t’aime », la réalisatrice du film, Houda Benyamina et enfin elle a dédicacé son César à son père disparu.

Le meilleur premier film a également été remis à Divines des mains de Nathalie Baye. Houda Benyamina était très touchée et a pris le temps de remercier ses équipes, et en particulier sa soeur, « l’âme de ce film ».

Déborah Lukumuena a décroché le César de la meilleure actrice dans un second rôle. C’est en pleurant qu’elle est montée sur la scène du Pleyel aidée par Joey Starr. Elle s’est alors lancée dans un discours très touchant, racontant les fois où elle a appris les nominations de Divines au festival de Cannes, aux Golden Globes et aux César, toujours dans des moments très simples : en pyjama, dans le métro ou en train de se sécher les cheveux.

En revanche, le prix du meilleur montage échappe à Divines au profit du réalisateur-monteur-acteur Xavier Dolan pour son film Juste la fin du monde sorti à l’automne 2016 qui double avec le prix de la meilleure réalisation. Le césar meilleur scénario original est obtenu par l’Effet Aquatique notamment. Quant au Saint Graal, alias le César du meilleur film, un des titres les plus prestigieux de la cérémonie a été décerné à « Elle », un film avec Isabelle Hupert qui est en course pour les Oscars.

Divines a donc remporté trois Césars sur ses sept nominations. Un bilan plus que satisfaisant pour l’équipe en partie essonnienne. Cette cérémonie laisse présager de belles carrières pour Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena et Houda Benyamina.

Pour sa part, l’Etampois Ibrahim Maalouf n’était pas en reste, avec son César de la meilleure musique originale pour le film Les forets de Sibérie. Pendant son discours il a évoqué sa ville natale ainsi que le journal de celle-ci : « Etampes-Info ».

Enfin, la jeune Alice Diop a reçu le César du Meilleur Court Métrage pour son film « Vers la tendresse ». Cette dernière a notamment étudié à l’université d’Evry-Val d’Essonne où elle a été diplômée du master image et société. Le département peut être fier de ses talents.