1300m2, deux grands terrains (5 contre 5), un petit (3 contre 3), un parquet digne de celui des meilleures salles de Pro A, ou encore des paniers posés par l’incontournable fabricant Marty Sports, Hoops Factory s’apprête à régaler les fans essonniens de basket. Après Aubervilliers et Toulouse, la marque 100% française s’installe donc à Courcouronnes. « L’Essonne est l’un des plus gros comités de basket d’Île-de-France », affirme Fabrice Wembanyama, directeur du site. Installée dans les locaux de l’Urban Soccer, la salle sera ouverte de 10h à minuit afin de satisfaire au maximum la demande. « Les entreprises sont présentes dans le secteur, donc il y a une bonne population salariée qui a besoin de ces horaires décalées », poursuit-il louant les bonnes relations avec le propriétaire des lieux. « On est en train de développer une pratique qui n’existe pas. Pour l’Urban soccer c’était pareil il y a 10–15 ans, donc ils comprennent nos difficultés, ils ont envie qu’on réussisse, c’est très agréable. »

S’il est le premier franchisé, ce nouvel eldorado des basketteurs ramène avec lui tous les ingrédients qui font de ses deux premiers bébés, des lieux incontournables pour les inconditionnels de basket. « Les clients vivront une expérience Hoops Factory du début à la fin », précise le directeur. Ici, le concept est simple : offrir une pratique alternative du basket. « Aujourd’hui on peut pratiquer le basket de deux manières différentes. Soit d’une manière fédérale, dans un club en prenant une licence. Soit sur un playground en extérieur. On a pris le parti d’être pile poil entre les deux, avec du matériel de qualité et la flexibilité du playground en extérieur », explique Fabrice, anciennement dans la communication pour promouvoir la NBA en France.

Une alternative nécessaire

Plus qu’une simple alternative, Hoops Factory s’affiche comme étant un élément important pour les sportifs français. Selon Fabrice, la Fédération française de basketball aurait, en septembre dernier, refusé environ 50 000 demandes de licences sur l’hexagone, dont 20 000 uniquement en IDF. « Les clubs arrivent à saturation. Il n’y a pas assez de clubs, pas assez de coachs… », regrette ce fan de Carmelo Anthony. Et c’est sûrement pour cela que des stars françaises de NBA à l’instar de Rudy Gobert (Utah Jazz) , ou du parrain national de la marque, Evan Fournier (Magic Orlando), soutiennent à fond ce projet. « Evan est très impliqué. Il a tout de suite accroché au projet d’Evry. Il sait à quel point c’est difficile d’avoir une salle proche de chez soit quand on est pas dans une grosse ville », résume Fabrice à propos du natif de Charenton.

Ça, Hoops Factory l’a très bien compris. A partir de 32e (location d’un terrain), jusqu’à 80e, entre amis, ou entre inconnus, il sera désormais facile pour les Essonniens de pratiquer leur passion dans une salle chauffée, au confort optimal, et à un prix accessible. Pas d’âge minimum requis, mais un accompagnement fortement recommandé pour les moins de 16 ans. Le temps de peaufiner les derniers réglages, Hoops Factory proposera ensuite de nombreux événements tels des tournois pour les clubs. « On a l’obligation de proposer une programmation régulière », assure le maître des lieux. Ecoles de basket et camps NBA (à partir de 4 ans) prendront aussi ponctuellement possession des lieux, où une petite salle de réception sera par ailleurs aménagée notamment pour la diffusion de certains matchs au sommet.

Un peu plus petit que les deux précédentes salles de la marque, cet Hoops Factory devrait vite trouver preneurs. Trois salariés et 3 ou 4 stagiaires seront en charge de faire tourner le navire, un navire qui a d’ailleurs pour but de se démultiplier dans les mois et les années à venir. « L’idée c’est de couvrir toutes les grandes villes », ponctue Fabrice. Commencés le 31 janvier dernier, les travaux pourraient être terminés d’ici fin mars. L’ouverture tant attendue de ce lieu 100% basket ne devrait plus trop tarder, soyez donc prêts à prendre la balle au bond !