Vaincre la solitude. C’est une des priorités pour les professions indépendantes qui souffrent souvent du manque de lien social. En effet, travailler de chez soi, ne pas être avec des collègues avec qui partager ses anecdotes professionnelles et tout simplement échanger, cela peut être dur à vivre. De plus en plus de solutions sont apportées à ces personnes qui en souffrent, les espaces de co-working, qui permettent aux travailleurs de se retrouver dans un même bureau et de travailler ensemble mais chacun de son côté. D’autres métiers plus oubliés, sont également concerné par cet isolement, les assistantes maternelles. Ces professionnelles de la petite enfance peuvent accueillir à leur domicile jusqu’à quatre enfants mineurs. Désormais de nombreux relais d’assistantes maternelle ou maisons d’assistantes maternelles (MAM) naissent pour rassembler ces personnes de la même profession. La différence entre les deux structures est que le relais est un espace d’échange avec les parents et les professionnels et permet de soutenir les assistantes alors qu’une MAM est un véritable lieu de travail où quatre assistantes maximum peuvent accueillir les enfants.

C’est la deuxième solution qu’ont choisi Chloé, Annie et Ingrid. Toutes les trois sont originaires de Saint-Germain-lès-Corbeil et ont pour projet d’ouvrir leur MAM : « les Pougnougnous ». Pour elles, c’est le meilleur moyen de prendre plaisir à travailler « C’est un mode d’accueil à mi-chemin entre l’accueil individuel et collectif et par conséquent une excellente préparation pour l’entrée à l’école tout en respectant le rythme de chaque enfant. Il permet d’offrir aux parents des horaires plus larges et la garantie d’un accueil continu » déclarent-elles. En plus de rompre l’isolement, les Pougnougnous se veut être une structure d’accueil pour des enfants en situation de handicap, « notre objectif est de proposer un lieu d’accueil mixte favorisant le respect des différences, la tolérance et l’intégration de l’enfant en situation de handicap. Une meilleure connaissance des uns et des autres dès le plus jeune âge, créera une véritable insertion sociale ». Pour l’instant les Pougnougnous n’ont pas encore vu le jour, mais le projet se concrétise de plus en plus. Il ne manque plus que le local, mais les trois jeunes femmes ont déjà plusieurs rendez-vous dans des communes avoisinantes. Nous en saurons plus dans quelques semaines, mais vous pouvez dès à présent regarder leur projet sur leur page FaceBook.