Voici une nouvelle qui va ravir une partie des automobilistes de la frange Nord-Ouest du département. En effet, ceux qui empruntent chaque jour et ne serait-ce que ponctuellement la Nationale 118 en direction des Ulis ou du parc d’activités de Courtabœuf, devraient voir d’ici la fin de la décennie la rénovation du Ring des Ulis. « De ce fameux serpent de mer », indiquait même le président du Conseil départemental François Durovray. Car il s’agit bien là d’un nœud difficile à passer pour plusieurs raisons. Tantôt en proie aux nombreux embouteillages résultants de Courtabœuf où travaillent chaque jour près de 25 000 personnes, ce point de passage est aussi « un endroit très accidentogène », insiste Éric Mehlhorn, le vice-président du Département en charge du patrimoine départemental. Car oui, quand on se retrouve au milieu de ce giratoire qui surplombe la Nationale 118, les voitures arrivent de votre droite. Jusque-là, rien d’anormal direz-vous. Mais les véhicules sortants de cette même nationale surgissent également par la gauche. « Les routes viennent dans tous les sens, c’est à ne plus s’y repérer », reprend Éric Mehlhorn qui souhaite « améliorer les circulations douces ». Voici donc l’objectif de l’opération de rénovation du Ring des Ulis.

48 M€ investis sur trois ans

Une opération rendue possible par l’inscription de cette réalisation au CPER, comprenez contrat de plan Etat-Région 2015–2020. « Il faut savoir qu’il était déjà inscrit au CPER de 1994–2000, mais qu’il n’avait finalement pas été réalisé », rappelle François Durovray qui faisait valider ce lundi 30 janvier par les membres du Conseil départemental le montant de l’enveloppe budgétaire allouée aux travaux. Ainsi, 48 millions d’euros seront investis d’ici la fin de la décennie pour permettre la réalisation de ce projet. À la base, la Région et l’Etat devaient prendre à leur charge 20% chacun de ce financement. « Dans le cadre d’une revoyure de contrat, il a été prévu que la participation de ces deux acteurs passe à 25% chacun », note le président du Conseil départemental. Les 50% restants étant à la charge du Département.

Quelles seront les grandes lignes de cette réalisation. Les fameuses bretelles d’accès intérieures à l’anneau seront totalement supprimées afin d’envisager la construction d’un échangeur dit « à lunettes », qui verra le jour quelques hectomètres plus loin. Ce type de voirie permettra à terme d’assurer tous les échanges avec la RN 118. Le Ring, lui, sera conservé afin de garantir l’écoulement du trafic local et pour assurer la continuité d’une liaison en site propre de transport en commun (SPTC) sur ce secteur, mais « il ne fonctionnera plus que comme un rond-point classique », confirme-t-on au Conseil départemental.

Mais ce n’est pas tout. La rénovation de ce secteur impactera aussi le diffuseur de Mondétour, situé à quelques encablures au nord du Ring des Ulis, plus précisément sur la commune d’Orsay. Le carrefour giratoire sera notamment complété par une bretelle d’accès direct au parc d’activités de Courtabœuf. « Enfin les promesses deviennent réalité, se félicite Françoise Marhuenda, la maire des Ulis. Avec tous les enjeux économiques qu’il y a derrière comme Courtabœuf ou le centre commercial des Ulis 2, il était vraiment nécessaire de faire quelque chose. Ce sera un plus pour tout le monde, sans exception », conclut cette dernière. Il faudra pourtant attendre encore quelques années avant de pouvoir profiter pleinement de ces nouveaux aménagements. Le Département de l’Essonne qui est devenu responsable de la maîtrise d’ouvrage à la place de l’Etat est encore en procédure pour acheter les terrains avoisinants. « Cela devrait être réglé courant 2017 », souffle François Durovray. Le début du chantier, lui, ne devrait commencer qu’à l’horizon 2018–2019 pour une livraison en 2021.