L’organisateur en chef des libéraux du Québec ne renouvellera pas son mandat, après une défaite historique

MONTRÉAL – L’organisateur en chef du Parti libéral du Québec a déclaré samedi qu’il ne renouvellera pas son mandat, une annonce qui survient après la défaite historique du parti aux élections provinciales du 3 octobre.

Jean-François Helms a déclaré dans un message sur les médias sociaux qu’il a informé la chef Dominique Anglade et le président du parti Rafael Primeau-Ferraro de sa décision samedi matin.

L’annonce survient à la fin d’une semaine tumultueuse pour le parti libéral.

Jeudi, l’un des membres les plus anciens du parti, Marie-Claude Nichols, a été expulsée du caucus libéral après un désaccord sur les postes du cabinet fantôme.

M. Helms a peu parlé de la performance du parti lors de l’élection – qui lui a valu sa plus faible part du vote populaire depuis la Confédération – mais il a déclaré qu’il resterait en poste jusqu’à ce que l’analyse des résultats soit terminée.

« Par respect pour tous ceux qui sont allés au front pour nous, nous avons la responsabilité d’apprendre de leurs expériences afin de nous améliorer. En commençant par moi », a-t-il écrit.

« Il est donc crucial pour moi qu’un rapport détaillé émerge de ces post-mortems et que les informations recueillies soient utilisées de manière constructive pour améliorer nos pratiques, notre planification, notre organisation et notre vision, et j’ai l’intention de mener à bien ce processus. »

Helms était l’organisateur en chef d’Anglade pendant sa campagne de leadership au printemps 2020, une course qui a été écourtée après que le seul autre candidat se soit désisté et qu’Anglade ait gagné par acclamation. Helms a ensuite rapidement gravi les échelons du parti, devenant l’organisateur en chef du parti en juillet 2020.

Lire aussi:  Le roi Charles pourrait être le catalyseur de la prochaine crise constitutionnelle au Canada.

Dans son post, Helms a remercié Anglade et a salué sa « force, sa détermination, son positivisme et son pragmatisme dignes d’un premier ministre. »

Il a également appelé à l’unité du parti.

« De tout mon cœur, je vous exhorte à rester unis. Je vous souhaite la meilleure des chances et j’espère que vous réussirez », a-t-il écrit.

Vendredi, plusieurs anciens ministres libéraux ont remis en question le leadership d’Anglade dans le contexte de l’expulsion de Nichols.

Lise Thériault, ancienne vice-première ministre, qui n’a pas cherché à se faire réélire cette année, a qualifié l’expulsion d' »injuste » et a déclaré qu’Anglade avait « créé le chaos » au sein du parti libéral.

L’ancien ministre libéral de la santé, Gaétan Barrette, qui s’est retiré de la vie politique cette année, a déclaré que la sanction était « complètement disproportionnée » et qu’elle encouragerait les partisans libéraux à remettre en question la direction du parti.

Bien que les libéraux soient restés l’opposition officielle du Québec après les élections de ce mois-ci, seuls 21 de leurs membres ont été élus, alors qu’ils en comptaient 27 au moment de la dissolution de l’assemblée législative.

Ce reportage de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 29 octobre 2022.

– avec des fichiers de Jocelyne Richer.

A propos de Fleury 3621 Articles
Auteure sur EssonneInfo

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*