Chez Valls, c’est la soupe à la grimace. Ses soutiens essonniens, dont le maire d’Évry Francis Chouat, a expliqué notamment sur LCP que pour l’instant, un ralliement à Benoît Hamon n’était pas à l’ordre du jour : « S’il s’agit de prôner la société du non-travail, s’il s’agit de faire en sorte que l’on soit dans des accommodements sur la manière dont doit vivre la République, je le dis très franchement, ce sera sans moi. »

La vidéo est à voir ci-dessous :

Valls, lui n’a pas oublié ses fondamentaux. Deux tweets, un discours et une poignée de main plus tard, le ton est donné :

De quoi présager un ralliement général à Macron, chez les soutiens de Valls ? Pas certain : « Je vais prendre le recul nécessaire », a notamment déclaré l’ancien Premier ministre ce dimanche soir. Chez les militants vallsistes, en absence de consigne officielle, les réactions ont été peu nombreuses et aucun n’a proclamé se joindre à la team Hamon.

De son côté, le député de la 10e circonscription Malek Boutih, Vallsiste de la première heure, est resté silencieux en ce soir de deuxième tour. Son compte Twitter a été vidé de tout son contenu pendant la soirée.

Compte twitter Malek Boutih

Chez les soutiens de Hamon, on loue la victoire des « valeurs de la gauche »

« Je veux rassembler toute la gauche, construire ensemble », clame quant à lui un Benoît Hamon fédérateur, lors de son discours de victoire. Avant d’appeler au raillement de Jean-Luc Mélenchon et de Yannick Jadot, l’ancien élu de Brétigny se veut ouvert « malgré les différences« .

« La dynamique s’est amplifiée, rebondit sa porte-parole Hella Kribi-Romdhane, conseillère régionale PS en Ile-de-France et par ailleurs conseillère municipale à Massy. La gauche relève la tête avec un candidat dont elle est fière car il porte les valeurs qui sont dans son ADN. Enfin un projet tourné vers le futur qui tourne le dos à la ‘vieille politique’. Dès demain, notre tâche sera d’œuvrer activement au rassemblement de la gauche ! Avec près de 2 millions de participants à la primaire, nous y sommes prêts. »

Une participation que loue également Michel Pouzol, député sur la circonscription de Brétigny, interrogé sur le plateau de la Chaîne parlementaire (LCP) : « La participation a été de 22 % de plus qu’au premier tour. Il y a eu une vraie dynamique autour du candidat Benoît Hamon, qui s’est aussi traduite dans la participation. Ce n’est pas une affaire ‘socialo-socialiste’. C’est un mouvement de société, des germes d’une nouvelle histoire. »  Sur Manuel Valls, Michel Pouzol écarte tout « rejet » de l’ancien maire d’Evry : « C’est plus un vote d’adhésion ».

Sylvain Tanguy, maire PS du Plessis-Pâté et soutien de Benoît Hamon, s’est lui dit « évidemment satisfait » du résultat du vote. « Une étape est franchie ». Avant de pointer « la responsabilité de la tâche qui vient maintenant, de réconcilier les Français avec la gauche. »