Comme tous les vendredis, retrouvez les sujets qui font débat chez nos lecteurs-abonnés, à travers le meilleur des commentaires et contributions publiés sur Essonne Info, ainsi que sur nos réseaux sociaux.

On commence, donc, avec l’un des sujets qui ont beaucoup fait parler cette semaine : le futur déménagement des syndicats de l’Essonne de la Bourse du travail, dont les locaux vont être mis en vente par le département.
Les syndicats s’estiment « expulsés » et ont entamé des actions pour garder leurs locaux, notamment via une pétition. Chez les lecteurs, on semble les soutenir :

Francis Spinner, de Sud éducation, défend ainsi l’intersyndicale face à ce futur déménagement, sous oublier de mentionner l’absence de Sud Solidaires dans les locaux de la Bourse du travail :

Soutien total à l’intersyndicale. J’aurai aimé que cette intersyndicale s’engage avec la même dynamique collective pour que Solidaires/Sud puisse avoir accès aux locaux…

De son côté, Patrick Grivon a commenté cette semaine, sur notre site, le même sujet. Il met en doute la légitimité de cette décision :

Non le déménagement n’est pas en vue! Il n’y a aucune raison de se soumettre au projet d’expulsion des syndicats essonniens de leur maison départementale.
Le montant de 5 millions d’euros de travaux avancé pour justifier cette expulsion ne repose sur aucune étude chiffrée…. puisque les besoins de rénovation, de la Maisons des syndicats, bien naturels après plus de 30 ans d’activités, n’ont jamais donné lieu à la moindre concertation avec ses utilisateurs.
Dans le même temps, aucune information n’est fournie quant au coût, assurément égal ou supérieur, qu’auraient des travaux d’adaptation des anciens bureaux du SDIS à la vocation d’accueil du public d’une Bourse départementale du travail. D’ailleurs, si l’objectif est bien de virer les syndicats pour revendre à bon prix les locaux de la Maison des syndicats, c’est qu’ils ne sont pas en si mauvais état que ça, non?

Cette semaine, on a aussi beaucoup parlé du procès de Serge Dassault, sénateur de l’Essonne, conseiller départemental et président de la commission des finances de l’Essonne. L’avionneur était jugé pour des fonds à l’étranger et pour des manquements dans ses déclarations à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Sous l’article, c’est Patrick Grivon qui s’exprime :

Combien de temps l’Essonne devra-t-elle encore souffrir de voir son nom associé à un tel dévoiement, à une telle opprobre à l’égard d’un mandat politique normalement exercé au service des citoyens et de l’intérêt général ? (…) Après des années de procédures et manœuvres dilatoires pour retarder le cours de la justice, ce procès et ce réquisitoire enfin parvenus à leur terme méritent des suites (…). Une telle complaisance face à un comportement d’instrumentalisation d’un mandat public au service d’intérêts personnels ne nourrit-elle pas le discrédit des élus dans leur ensemble, aux yeux de la majorité des habitants de notre pays ?

Un sujet sur lequel M.Pasquier, sur Facebook, a un autre point de vue :

Laissons le tranquille, je le dis et alors … il faut un moment savoir arrêter

Nous verrons si le tribunal correctionnel de Paris, le 2 février prochain, aura le même point de vue lorsqu’il rendra son jugement.