Cap sur les Tarterêts. Au cœur des dizaines de bâtiments aux centaines de fenêtres illuminées trônent les halles du marché. À l’une des extrémités des halles de cette cité de près de 10 000 habitants se trouve une pizzeria, à l’autre bout, le local de l’association d’Entraide & Solidarité 91. Obtenu grâce à la mairie de Corbeil-Essonnes, l’établissement associatif s’est fixé un objectif aussi simple qu’admirable : tendre la main. Le local n’est pas très grand mais il l’est bien assez pour contenir toutes les provisions dont dispose l’association. Les étagères qui occupent les quatre murs sont organisées. Les aliments, affaires et produits rangés dessus sont triés, listés, étiquetés et disposés de façon astucieuse. Il est bientôt 19h15, l’heure de la distribution quotidienne, l’équipe se prépare. Deux cahiers souples sont posés sur le bureau d’Ali Gattoufi, porteur de l’association : ils contiennent toutes les informations concernant les bénévoles mais également les bénéficiaires. L’un des deux classeurs s’occupe de répertorier les 53 bénévoles quand l’autre contient la liste des noms des bénéficiaires qui passent à la distribution quotidienne. Lorsque la présence d’un bénéficiaire est constatée, une petite croix est notée à côté de son prénom sur la liste. Pour les cases qui restent vides, « On essaye d’appeler, de savoir ce que font et où sont ceux qui n’ont pas pu passer, ceux que l’on n’a pas vus », indique Ali Gattoufi. Aider ceux qui en besoin, certes, mais ce n’est pas tout. Ali Gattoufi veut transmettre un message à la jeune génération. Respect, solidarité et le « vivre ensemble », voilà les maîtres-mots que met en avant le gérant de l’association. « Il y a la maraude de la Croix rouge qui tourne souvent, et nous, on vient en soutien  », explique Ali Gattoufi. La préfecture, de son côté, a récemment ouvert les portes d’un gymnase de Corbeil-Essonnes aux plus démunis pour passer la nuit.

Le temps passe et le froid se fait plus glacial. Il est bientôt 19h30, la nuit est tombée depuis près de deux heures déjà. L’heure de la distribution approchant, les bénévoles s’affairent, vaquent à leurs occupations. L’un d’eux arrive chargé : entre ses mains, une grande marmite en aluminium. A l’ouverture du couvercle, les odeurs qui en émanent sont chaudes et délicieuses. A l’origine de ce mets roboratif, parfait pour combattre le froid en cette saison hivernale ? Les mamans du quartier ! Mises à contribution, elles ont mis leur solidarité et leur talent de cuisinière à disposition des bénévoles de l’association, pour le bien-être des plus démunis. Mais ce n’est pas tout, en plus de cette soupe aux légumes faite maison, les bénéficiaires pourront se régaler d’une barquette d’exception… À l’intérieur, un plat spécialement préparé par un restaurant gastronomique local, partenaire d’Entraide et Solidarité 91. Cinquante plats sont fournis par le restaurant, tous les mercredis, à cet effet. Il est 19h30, l’heure de tout mettre en place pour la distribution qui s’apprête à commencer. Ali Gattoufi ouvre les deux portes battantes du local. En travers de l’entrée, il dispose une grande table, à l’image d’un comptoir. Il prévient qu’en général, 30 à 40 personnes viennent au rendez-vous. Mais qui sont ces bénéficiaires ? Les sans domiciles fixes ne sont pas les seuls à avoir besoin d’aide. L’association tend la main à d’autres démunis, dont les fins de mois sont rudes, à des SDF mais également à des familles en situation précaire. La tête d’affiche de l’association s’assure du bien-être de chacun : « Ils ont tous reçu un kit hiver, à savoir des gants, des bonnets, des écharpes, des chaussettes et des duvets ». Dans le local, des petits sacs individuels – contenant un bol de soupe, un jus d’orange, des clémentines, une bouteille d’eau et une barquette du plat gastronomique – sont préparés. Sur la table « de comptoir », les bénévoles disposent des assiettes contenant des biscuits à grignoter et un distributeur de café chaud : « On distribue tout ce que l’on aime pour nous. Le but n’est pas simplement de leur donner une soupe et de les laisser partir, mais c’est aussi et surtout de leur faire plaisir ».

Les bénévoles de l'association Entraide & Solidarité 91 assurent une distribution tous les soirs dans les locaux (MC/EI)

Les bénévoles de l’association Entraide & Solidarité 91 assurent une distribution tous les soirs dans les locaux (MC/EI)

La triste réalité des SDF de l’Essonne

19h45, les premiers arrivants pointent le bout de leur nez rougi par le froid : « Il ne fait pas chaud ce soir, hein !  », lance le premier, très souriant, en direction de l’équipe de volontaires. Au fil des minutes, un petit groupe commence à se former sur la place des halles du marché des Tarterêts. Chacun se voit proposer un café chaud, de la nourriture, des vêtements. Les bénéficiaires discutent avec les volontaires mais également entre eux. Un échange cocasse finit par naître entre deux personnes profitant de la distribution : « Tu n’as pas une cigarette ? », demande Thierry à un homme placé à côté de lui. La réponse ne s’est pas fait attendre : « Tu vois bien que je n’ai pas de clopes, sinon je fumerai aussi !  », lui lance-t-il. Xavier, un autre bénéficiaire, refuse gentiment les vêtements chauds que lui proposent les bénévoles, il se contentera parfaitement du panier repas. Il est venu d’Athis-Mons pour assister à la distribution. Xavier vit dans un logement social mais ne dispose que d’un RSA pour vivre, les fins de mois sont très difficiles pour cet homme d’une cinquantaine d’années : « Ce qu’ils font, c’est très bien. Je suis content de les trouver lorsque ma situation devient trop dure », assure-t-il. Lorsqu’il voit Jean-Luc arriver, il s’arrête de parler pour aller lui dire bonjour, lui serrer la main. Jean-Luc est bénéficiaire mais également bénévole, c’est son empathie envers les autres qui lui a valu ce dernier statut : « Je communique avec les autres. L’an dernier, exceptionnellement, il m’est aussi arrivé de faire des maraudes à pieds », explique-t-il. Selon les bénévoles, c’est grâce à Jean-Luc que certains démunis ont accepté de recevoir de l’aide de l’association. Sans domicile fixe depuis trois ans, il n’hésite pas à tendre la main vers ses semblables. Véritable puits de culture, Jean-Luc discute décrets et constitution française. C’est à la suite de plusieurs événements dramatiques qu’il s’est retrouvé à la rue. S’il semble « à l’aise » aujourd’hui, ça n’a évidemment pas toujours été le cas : «  Un jour, je suis arrivé pour la première fois à la Croix-Rouge, je n’y connaissais pas grand chose. Je me suis assis, j’ai attendu. Le soir, la Croix-Rouge étant fermée, je suis parti puis je suis revenu le lendemain, je me suis rassis. Puis, le troisième jour, une jeune fille s’est arrêtée, elle m’a parlé, m’a écouté, m’a expliqué comment ça se passait et c’est comme ça que j’ai commencé à connaître le système », raconte-t-il. Après plusieurs appels au 115, se soldant par des échecs, Jean-Luc s’est installé une petite tente sur les quais de Seine à Corbeil-Essonnes. Selon lui, ce serait le dernier hiver qu’il passe dehors, la situation devrait s’améliorer dans plusieurs mois. L’homme d’une soixantaine d’années salue vivement le geste des bénévoles : « C’est super ce qu’ils font  », avant d’ajouter que, selon lui, c’est « grâce à leurs actions que la croix rouge peut continuer à exister  ».

Il est un peu plus de 20h30. Les bénéficiaires repartent dans le froid de l’hiver, avec des paniers repas et des vêtements chauds pour certains. Ali Gattoufi ferme les portes, éteint les lumières, ferme le local : il est temps de partir en maraude. Les voitures sont chargées, le coffre contient le distributeur de café et les paniers repas à distribuer. Les bénévoles troquent le gilet à fermeture éclair floqué au nom de l’association porté jusqu’ici contre un gilet fluorescent visible dans la nuit. Les équipes partant en maraude ne sont pas les mêmes tous les soirs, elles tournent. Ce jeudi soir, ce sont Abdel, Salah, Amin et Sami qui prennent de leur temps libre pour accompagner Ali dans sa mission humanitaire. Une fois par semaine, le groupe étend sa maraude jusqu’à la capitale. Cependant, des tas d’associations s’occupent déjà des plus démunis à Paris, l’équipe préfère alors privilégier les bénéficiaires du département. Ce soir, la première destination, c’est la gare de Corbeil-Essonnes. Les bénévoles n’ayant pas l’autorisation de distribuer à l’intérieur de l’établissement, ils indiquent aux SDF qu’ils sont arrivés et les invitent à les rejoindre jusqu’à leur voiture. Le coffre s’ouvre et ce change en « bar » de fortune. Abdel remplit un gobelet de café, le tend à Patrice, accompagné d’un bâtonnet de sucre en poudre. Ravi du geste mais également de la présence des cinq hommes, Patrice bavarde joyeusement. S’il passe la majeure partie de son temps à la gare de Corbeil, il dort devant le théâtre. Les bénévoles s’assurent du bien-être de l’homme d’une quarantaine d’années, les questions fusent : « Tu vas bien ce soir ? Tu n’as pas trop froid ? Tu as besoin de quelque chose ?  ». Au fil de la discussion, Patrice grimace, se tient discrètement l’épaule, chuchote des « Aïe ». Il répond aux inquiétudes des jeunes bénévoles par un « c’est rien, j’ai juste mal dormi ». S’il a mal dormi et que son épaule le fait souffrir, Patrice n’est pas d’humeur maussade pour autant, bien au contraire, il est d’humeur à plaisanter ce soir, même sur sa propre situation : « Je n’ai pas besoin de réveil le matin, sans montre je sais quelle heure il est : j’entends le coq chanter, je sais qu’il est 7 heures. On voit les habitudes des gens et ça me donne des indications ». Patrice est dans le besoin mais il reste solidaire, lorsqu’Ali lui propose des gants, au lieu d’en reprendre une paire « au cas où » ou bien de répondre simplement qu’il en a déjà, il n’hésite pas à rajouter un «  donne-les a quelqu’un qui en a vraiment besoin ». Ali et son équipe ne se contente pas de distribuer des ressources aux démunis, ils discutent et s’assurent de l’évolution de la situation. S’ils n’ont pas la possibilité de les loger eux-mêmes, de les sortir directement de leur quotidien précaire, ils aident et guident les bénéficiaires dans leurs démarches : « D’ailleurs, c’est quand ton rendez-vous avec l’assistante sociale ? », lance Ali, « Demain », rassure Patrice. Malgré le froid, la situation, le manque d’argent, de nourriture, de presque tout, Patrice n’est pas négatif, il n’est pas d’humeur à se plaindre mais le plus dur pour lui, c’est surtout le regard des gens : « Il y a trois sortes de personnes. Il y a ceux qui passent et qui ont pitié. Même moi quand je travaillais, ça me faisait pitié de voir les gens dehors », avoue-t-il, « puis il y a ceux qui donnent quelque chose et, le pire, il y a ceux qui prennent ce que j’ai ou qui s’arrêtent, me regardent et disent ‘ah, encore un clodo’. Alors qu’avant d’être ‘clodo’, je gagnais entre 2 500 et 3 500 euros par mois », assure-t-il. Vint alors le chômage, le RSA, les loyers difficiles à payer, les demandes de logements sociaux refusées : «  Quand c’est comme ça tout s’enchaîne, j’ai perdu mon boulot et tout a suivi. Ma femme est partie avec les enfants et ça ne sert à rien de se battre car c’est rare qu’un homme gagne dans cette situation », déplore-t-il.

Durant la maraude, les bénévoles de l'association empruntent des chemins sinueux pour parvenir jusqu'à certains bénéficiaires. (MC/EI)

Durant la maraude, les bénévoles de l’association empruntent des chemins sinueux pour parvenir jusqu’à certains bénéficiaires. (MC/EI)

Il est l’heure de partir, la soirée ne fait que commencer pour ces héros de l’ombre. Maintenant, direction la place du marché de Corbeil-Essonnes, où Philippe se trouve. Sans domicile fixe depuis 25 ans, Philippe est bien connu des habitants et des commerçants, qui l’aident à leur manière. Philippe n’est pas très bavard ce soir, il prend le panier repas, remercie gentiment les bénévoles et retourne se réchauffer sur une chaise du restaurant qu’il lui a ouvert ses portes pour la soirée, avant de rentrer dormir dans les locaux de la Croix-Rouge.

Prochaine destination, un squat de la ville. L’aventure humaine se transforme alors en aventure un peu loufoque. Les routes en béton laissent place à des chemins sinueux. Les bénévoles passent derrière un grillage, un par un, lampes frontales allumées et braquées droit devant. Finalement, l’entrée de fortune dépassée, la troupe arrive à un escalier composé de quelques marches seulement, menant à une porte fermée. Toc, toc, toc, « c’est la maraude du soir ». La phrase semble être le code secret autorisant l’entrée. La porte s’ouvre et c’est Stéphane qui apparaît. SDF depuis le 2 septembre 2015 exactement, l’homme s’est installé un petit coin confortable. Des matelas et des détritus gisent sur le sol. La radio constitue le seul fond sonore. Ali et sa compagnie présentent le panier repas du jour : « Plat gastronomique en plus d’une soupe, ça ne rigole pas !  », plaisante Stéphane avant de remercier ses bienfaiteurs du soir. Les blagues et taquineries fusent entre les hommes, Stéphane a l’air satisfait de leur présence. Lorsqu’ils demandent s’il a assez chaud malgré le temps, l’homme n’hésite pas une seule seconde : « Vous rigolez, j’ai assez chaud, j’ai plusieurs duvets il fait 40 degrés là-dedans », affirme-t-il en souriant. Au moment de repartir, Stéphane se comporte très poliment, comme s’il avait reçu des invités : «  Laissez-moi vous ouvrir la porte. Bon… Même si elle n’est pas bien compliquée », plaisante-t-il. La porte n’ayant pas de poignée, la blague provoque un rire général. Le tour de Corbeil-Essonnes se poursuit. C’est « chez JP » qu’il faut se rendre. La voiture s’arrête et se stationne sur un trottoir en bord de Seine. La tente et le vélo de JP sont bien là, mais pas lui : « On reviendra plus tard  », indique Ali. Changement de ville, direction Evry. Lampes frontales bien ancrées sur le front, l’équipe pénètre dans le parc Missak-Manouchian. Après quelques pas entre les arbres, les hommes arrivent sous une petite arcade, à 40 mètres à peine de la Seine. Roger, 71 ans, a élu « domicile » ici il y a quelque temps. Les bénévoles d’Entraide & Solidarité 91 savaient qu’ils n’y trouveraient pas Roger mais seulement sa tente et ses affaires puisqu’il est logé à l’hôtel jusqu’à vendredi grâce à l’aide de l’association. Heureusement, aucun autre homme n’est venu s’installer dans ce recoin coupé du vent mais glacial tout de même. Personne n’a besoin de rien ici, ce soir, c’est une bonne nouvelle. C’est vers le pont de la Nationale 7 que ce dirigent ensuite les cinq hommes. En face du vieux bâtiment du journal Le Républicain se trouve un homme dont on ne connaît pas le nom. Caché sous le pont, emmitouflé dans un duvet, enseveli sous un carton, ses mots sont incompréhensibles même si le son de sa voix reste audible. Difficile de savoir s’il va bien, s’il est assez couvert, tout ce que les hommes comprennent, c’est qu’il n’a pas faim – au vu du panier repas de la veille resté intact – et qu’il ne souhaite pas sortir de son terrier de fortune : « On reviendra demain monsieur  », assure Ali. Vasil est le prochain bénéficiaire sur la liste : cap vers Juvisy.

Des dons nécessaires

Sous un pont, près de la gare, Vasil s’est créé son propre nid. SDF en France depuis des années, il est assez connu dans le coin et est décrit comme un sans domicile fixe « agréable » et « gentil » par bon nombre de gens. Pourtant, ce soir, Vasil n’est pas d’humeur. Il râle, fait de grands gestes, accepte le café et le panier repas mais refuse catégoriquement le reste. Après quelques minutes, il fume sa cigarette et ne répond plus aux questions que par des hochements de tête. Après plusieurs questions restées sans réponse, l’équipe s’assure qu’il n’a besoin de rien, lui souhaite une bonne nuit malgré tout et lui donne rendez-vous demain.

Prochain point de l’itinéraire, Ris-Orangis ! Stéphane est sans domicile fixe depuis 15 ans, il vit dans son camion. Garé sur le parking en face de chez Simply, il boit un coup avec un de ses copains, venu spécialement lui tenir compagnie. Stéphane a un peu forcé sur la bouteille ce soir, mais il semble avoir l’alcool très joyeux. À la vue de l’équipe d’Entraide & Solidarité, il lance des remerciements, cherche à discuter, à faire rire la galerie. Son ami s’inquiète de la venue de la troupe : « Vous êtes qui les gars ? », demande-t-il gentiment. Après une brève présentation de la maraude et de l’association, l’ami de Stéphane lance un «  c’est magnifique, merci pour lui  ». Plusieurs cafés plus tard, la compagnie décampe pour retourner à Evry. C’est sous un pont en plein centre de la ville que le périple prend fin. Des ronflements se font entendre dans le noir, un homme dort dans sa tente. Après un bref tour visuel des lieux grâce aux lampes frontales, les hommes de la maraude aperçoivent un nouveau venu. La discussion s’engage. Le jeune homme est arrivé ce soir, il a faim et accepte avec plaisir le panier repas, agréablement surpris de la qualité de son contenu. Ali cherche à connaître l’identité et les conditions de vie du jeune SDF prénommé Yoann. Après des explications claires et un bref état de la situation, le groupe s’apprête à partir mais, avant, il pose la fameuse question à laquelle ils ont tous droit : «  Tu as besoin que l’on te ramène quelque chose en particulier pour demain ? », ce à quoi Yoann répond, soulagé : «  Je veux bien un duvet et un kit d’hygiène, ce serait top  ». En plein cœur de la nuit, Ali Gattoufi et son équipe deviennent alors les rayons d’un soleil que ces démunis ne voient que trop peu. Et c’est presque tous les soirs que l’opération se répète : « Pendant le plan Grand froid, pour les maraudes, on est mobilisés quasiment tous les jours sauf le mardi et le jeudi où l’on reste sur place, à l’association. Par contre, la distribution dans les locaux, c’est tous les jours ».

L’aventure « Entraide & Solidarité 91 » n’a pas débuté en Essonne. C’est à Marseille, d’où est originaire Ali Gattoufi, que l’association tire ses racines. Finalement, Ali, le porteur du projet, a transféré ses activités en région parisienne, d’abord à Levallois-Perret (92) puis à Corbeil-Essonnes et Evry dans le 91. « Tendre la main à ceux qui en ont besoin », c’est le credo de l’équipe de bénévoles qui vouent une grande partie de leur temps libre à aider leur prochain. Ainsi, le groupe vient en aide aux familles vivant dans la précarité en leur proposant des paniers repas, des kits d’hygiène et des aides d’ordre administratif. Les maraudes sont mises en place pour aller chercher ceux qui n’ont pas pu se déplacer. Si le but premier est évidemment de faire plaisir aux plus démunis, de les aider dans leurs démarches et de leur apporter le minimum vital, l’objectif c’est également de « faire participer les jeunes du quartier, de montrer une image positive et passer un message ». Éducateur le jour et bénévole pour l’association le soir et la nuit, Ali est sur tous les fronts et loue son quotidien au service l’entraide et la solidarité : « Les jeunes sont très investis. Le but c’est aussi de montrer cette image de la jeunesse et de la mobilisation dans les quartiers populaires. Il n’y a pas que des jeunes qui sont perdus, il y a aussi des jeunes mobilisés et solidaires face à la précarité  », affirme-t-il. Depuis quatre ans, l’association rend service aux plus démunis mais c’est aussi grâce à la bonté d’un grand nombre d’autres bonnes âmes. C’est principalement grâce aux dons et aux partenaires effectués par le biais des réseaux sociaux que l’association fonctionne et réussit à distribuer des vivres. Si vous souhaitez les soutenir dans leur mission, n’hésitez plus, faites un don !