Comme tous les vendredis, retrouvez les sujets qui font débats chez nos lecteurs-abonnés, à travers le meilleur des commentaires et contributions publiés sur Essonne Info, ainsi que sur nos réseaux sociaux.

On rembobine la semaine avec l’exploit sportif réalisé en Coupe de France de foot par l’équipe de Fleury-Mérogis. Les Essonniens sont venus à bout de Brest (L2) et se qualifient pour les 16èmes de finale de la compétition. Mais une erreur sur la feuille de match aurait pu leur couter cher. C’est ce que nous vous racontons dans cet article. Si l’entrée malencontreuse d’un joueur non inscrit sur la feuille de match ne pourrait finalement pas avoir d’autres conséquences, le sujet vous a fortement fait réagir sur les réseaux depuis le match :

RER D : la semaine dernière dans l’œil des lecteurs, nous avons publié de nombreux témoignages concernant la réorganisation attendue pour fin 2018 des branches du RER D. Nos lecteurs étaient presque unanimes sur les désagréments induits par le plan annoncé par le Stif et la SNCF. On a cependant trouvé quelqu’un que la nouvelle organisation réjouissait ! Ce lecteur, c’est Samir, qui nous a fait parvenir son commentaire :

« Etant utilisateur du RER D, je suis ravi de ce changement qui simplifiera mon quotidien. Je suis habitant de Cesson et avec le Sénart express je vais gagner 15 min par trajet. Vivement 2019 »

Toujours dans l’actualité également, les suites du choix de la FFR d’abandonner le projet de Grand Stade à Ris-Orangis, ce qui suscite un vif débat chez les nos lecteurs (lire ici). Nous publions ci-dessous une nouvelle contribution de l’un de nos abonnés, Didier Quéchon, qui a suivi le projet de près ces dernières années.. et vivait sur place comme salarié France Galop :

« Je trouve la décision de Mr Laporte honteuse, qui lui, nouveau président se retrouve dans des histoires de comptes offshore (lire la presse de cette semaine). J’ai eu le privilège en tant que dernier salarié de l’ancien propriétaire, d’assister et de voir tout le travail fait en amont par Mr Raffalli, Mr Mandon et tous les acteurs dans l’ombre de l’agglomération. En tant que salarié de France Galop, jetais en permanence sur le site puisque j’y vivais… Je ne compte pas le nombre de visites et de travail fait par les élus de Ris et de l’Agglo avec l’ancien président de la FFR et Mr Serge Blanco, qui était sur le site très souvent. Pour ma part, je trouve que le projet était le mieux ficelé. Ce futur Grand stade était proche en plus du centre de Marcoussis (FFR), et la suite comprenait des projets sportifs et d’espaces verts, avec les 80 hectares restant. Ce grand projet aurait un impact direct pour relancer notre région au sud de Paris, délaissée de tous. C’est l’abandon de ce dossier qui a pris des années, avec toutes les personnes concernées de la Ville de Ris-Orangis, la ville d’Evry et le Conseil général. Certains Verts disent qu’ils étaient contre, que le stade aurait dénaturé ce site – que je connais depuis l’âge de 17 ans et j’en 51 – sachant que le stade n’était que 22 hectares sur 100. Il aurait permis comme dit si bien Mr Raffalli, de meilleurs transports, l’emploi, et bien d’autres choses et de moyens dont l’Essonne souffre. »

Enfin, le gros dossier de la semaine dans L’œil des lecteurs, c’est celui de la santé publique de proximité. Un sujet dont nous ne manquerons pas de vous reparler dans les prochaines semaines… Entre des services d’urgences qui saturent (lire notre reportage), et de plus en plus de communes qui font face à un manque de médecins généralistes (notre enquête), vous êtes nombreux à vous exprimer sur les réseaux sociaux d’Essonne Info sur des situations vécues parfois au quotidien chez de nombreux Essonniens (ici et ici sur Facebook). Pierrette de Montgeron pense qu’il devrait y avoir pour les urgences « une évaluation complète sur les conditions d’accueil des patients et la souffrance des soignants » tandis que Laurent pointe le « manque de personnel… que certains veulent encore réduire ! ». Plusieurs lecteurs font également le lien entre médecine de ville et services d’urgences, comme Isabelle, qui lâche : « Et après on pleure parce que les urgences saturent…. Il faudrait que tous les jeunes médecins soient affectés à ces zones de désert médical pour une période de 5 ans mini, ils peuvent bien le faire pour le bien-être du pays, qui après tout paie pour leurs études. Ce serait un juste retour des choses ».

Geneviève pense pour sa part « qu’il faut être attractif et proposer des maisons médicales bien aménagées, peu onéreuses ou gratuites avec un contrat sur plusieurs années pour les médecins. Un relais comme les pharmaciens pour le Dimanche et l’été (…) Une planification géographique serait à voir » propose-t-elle. D’autres lecteurs citent des exemples concrets de galères vécues dans certaines villes, comme Muriel qui nous dit : « Ici à Longpont il ne reste plus qu’un généraliste pour 6500 habitants… Il y en avait 4 il y a 20 ans… » Hélène de Viry-Châtillon insiste sur les délais : « Il faut prendre RDV, car uniquement sur RDV, une semaine avant d’être malade :(«  et Pierre pense qu’il faudrait « faire venir des bons médecins étrangers. Comme ils le font à la campagne! ».

Enfin, ce coup de gueule d’Audrey, que nous publions dans son intégralité :

« 15 jours pour le moindre rdv chez le médecin… du grand n’importe quoi! On a le temps de crever ou de guérir avant le rdv ! Et après on va nous dire ‘faut pas aller aux urgences pour rien !’ Bah merde ! Recrutez ! Dans ma ville j’ai même pas Sos médecin qui s’y déplace ! Celle juste à côté à moins de 500 mètres oui, mais pas chez nous ! Vous trouvez ça normal? Moi non ! Heureusement pour mes enfants que j’ai fait des études de préparatrice en pharmacie et que j’ai toujours ce qu’il faut pour soigner tout ou presque ! Et d’ailleurs on cherche à quitter le 91 à cause de ces médecins indisponibles ! ». 

Comme pour répondre à cet agacement d’une bonne partie de la population, ce qui se ressent chez nos lecteurs, nous avons reçu une réaction de Philippe Naszalyi, enseignant et président de la conférence de territoire de l’ARS – l’autorité régionale en matière de santé. Il publie ainsi une contribution au sujet de la désertification médicale concernant les médecins généralistes en Essonne :

« La Conférence de territoire de l’Essonne (à laquelle le Conseil territorial de santé va succéder) avec l’Ars a travaillé fortement sur le sujet de la formation des médecins en Essonne, seul département sans fac de médecine, on parlait de l’universitarisation du site évryen – à terme un gros service hospitalo-universitaire, voire un CHU au CHSF (voir une interview que j’avais faite). Hélas, la courte vue des uns, le mépris et la méconnaissance d’Evry pour d’autres, tout cela utilisé par un vieil apparatchik local de la recherche pour valoriser son seul organisme contre l’intérêt général et celui de la santé des populations n’a pas permis d’aboutir… la Conférence de Territoire a alors développé une information multiforme (en séance plénière, au Conseil économique de l’Essonne, aux universités de l’Union des maires…) pour valoriser la création des maisons de Santé (l’Essonne est le département qui a le plus de projets) et si possible sous la forme universitarisées (permettant à de jeunes praticiens de faire leur classe sur site) et de centre de santé , mais c’est un élément, et c’est loin d’être suffisant. Il faut une politique globale avec au moins les 2 leviers (formation et implantation avec projet de santé et pas seulement des bâtiments), mais il faut alors des politiques locaux intelligents et prospectifs, (ils semblent qu’ils aient laissé passer une chance historique), des responsables universitaires qui veulent développer le site et pas se pousser personnellement dans un grand machin sans aucune vision d’avenir et qui ne valorise qu’eux-mêmes… et la fin de l’action délétère du vieil apparatchik… un rêve quoi ! En attendant, le désert s’installe et les populations vont subir cette dégradation de la présence médicale à cause de ces impérities, égoïsmes et inintelligences ! »