Au lendemain de la démission de Georges Tron du gouvernement, et alors que « l’affaire » Tron fait la une des grands titres nationaux, la rédaction d’Essonne Info a recueilli l’avis de plusieurs responsables départementaux du parti présidentiel.

Georges Tron et Jacques Lebigre (en premier plan), lors de la venue de Jean-François Copé en Essonne – mai 2011

Les choses se sont emballées en une semaine. Depuis les révélations du Parisien sur la plainte de deux ex-employées de la mairie de Draveil, et l’enquête ouverte par le tribunal d’Evry, la machine médiatique s’est emparée de Georges Tron. Il quitte ses fonctions ministérielles pour mieux se défendre, et n’a aucune intention de quitter l’un de ses mandats électifs (maire de Draveil, président de l’agglomération Sénart-Val de Seine et député de l’Essonne).

Dans trois mois et demi, les sénatoriales…

Georges Tron dispose par ailleurs d’un autre mandat, celui-la politique. Il est jusqu’à présent président de la fédération UMP de l’Essonne. Selon le site national de l’UMP, il « organise la vie interne du comité, veille à l’unité de l’Union et à la libre expression de chaque adhérent » . Ce comité départemental « réunit la totalité des membres des comités de circonscription » (10 en Essonne).

Cette affaire et les suites possibles en terme judiciaire chambouleront-elles l’organigramme du parti présidentiel en Essonne, à moins d’un an du scrutin de 2012 et quatre mois des élections sénatoriales? A en croire certains responsables de l’UMP en Essonne, rien ne devrait changer dans le fonctionnement de la fédération.

Pour Sophie Rigault, secrétaire départementale adjointe de l’UMP 91, « la fédération va continuer à travailler comme avant » . « C’est valable aujourd’hui comme c’était valable hier » précise-t-elle. « Je ne vois aucune raison de changer l’organigramme » a indiqué le nouveau responsable des Jeunes Populaires de l’Essonne (mouvement jeune de l’UMP) Robin Reda. Il affirme lui son soutien « à l’homme » qu’est Georges Tron. « Nous avons toujours été épaulés par lui » ajoute-t-il.

Tous deux mettent en avant que c’est le secrétaire départemental du mouvement, Jacques Lebigre, qui a le rôle de coordinateur de l’action de l’UMP en Essonne. Ce dernier n’a pas souhaité commenter le débat sur la position de Georges Tron. De manière générale, les élus et responsables politiques locaux, mise à part ceux de Draveil, ne semblent pas vouloir commenter à la hâte les événements. Les constructions des listes aux sénatoriales, qui impliquent des alliances entre les grands élus, pourraient pourtant voir les cartes se rebattre selon l’évolution des procédures en cours.