Ce mercredi 11 janvier, le projet de nouvelle organisation du RER D pour 2019, était voté à l’occasion du conseil d’administration du Stif. Pour rappel, concernant le sud de la ligne, ce projet présente un recentrage sur les branches principales en direction de Paris et de nouvelles correspondances pour les axes secondaires. Ce projet dénommé « SA 2019 » (lire notre article – abonnés) vise à fluidifier le trafic sur le RER D d’ici 3 ans. Il consiste en une priorité donnée aux liaisons Melun-Villeneuve-Paris par Montgeron et Corbeil-Juvisy-Paris via Evry-Courcouronnes, au détriment des autres branches (Corbeil-Melun, Corbeil-Malesherbes, Corbeil-Juvisy via Ris-Orangis) qui deviendraient de fait des itinéraires secondaires. D’où les très fortes inquiétudes des élus des territoires que certains qualifient de « sacrifiés ».

Réunis en amont de ce vote le mardi 10 janvier (lire notre article – abonnés), les différents élus du Sud-Essonne avaient émis l’idée de déposer un recours si celui-ci était approuvé. Ils l’avaient prévu, ils l’ont fait. Suite à l’approbation de ce nouveau schéma, ces élus ont déposé un recours en justice contre le projet d’aménagement de la SNCF. « Ceux qui habitent aux franges de l’Ile-de-France et du Nord-Loiret sont considérés comme des variables d’ajustement par ceux qui organisent les transports. C’est une fracture territoriale inacceptable, a notamment commenté le député-maire d’Etampes, Franck Marlin, farouchement opposé à ce projet. Le recours déposé aura pour objectif de mettre en lumière cette iniquité de traitement que beaucoup trouve injustifiée ».