Le froid ne les a pas empêcher de manifester, ou plutôt, de réaliser un ‘happening’ à l’occasion des voeux du maire. Plusieurs dizaines de parents d’élèves de la maternelle Bara étaient présents samedi matin sur le parvis du théâtre de la Passerelle (ex salle des fêtes). Initialement prévue sur la place de la Victoire, la cérémonie de voeux suivie d’un banquet marque le début d’année pour la commune de Palaiseau. La municipalité en profite pour évoquer les projets en cours, et cette année, la présidente de Région Valérie Pécresse est venue faire le point sur les dossiers du Plateau de Saclay.

Dans son discours de voeux, le maire Grégoire de Lasteyrie a parlé sécurité, culture, aménagement ou encore loisirs, avec un « Palaiseau-plage » annoncé pour cet été. Concernant le volet éducation, il a évoqué le « million d’euros » prévu pour les investissements liés à la « restructuration des écoles du centre-ville ». Pas un mot de plus au sujet de la maternelle Bara, promise à fermeture depuis l’automne, dont le sort a été scellé un soir de conseil municipal en décembre.

Au sortir des discours, les invités et habitants se retrouvant sur le parvis, ont pu constater que le sujet de la fermeture de l’école maternelle restait brulant en ville. Plusieurs dizaines de parents d’élèves, leurs enfants ainsi que des soutiens se sont drapés de bonnets phrygiens pour entonner des slogans à l’adresse du maire, devant plusieurs habitants curieux. Sur leurs pancartes, de quoi interpeller la population : « Palaiseau mérite mieux que ça », « non à la suppression des écoles à taille humaine », ainsi qu’un petit tract sous forme de quiz, distribué aux Palaisiens. Pour Sarah, une des parents d’élèves, « le mouvement ne va pas s’arrêter là, on ne veut pas se résigner. On va donc continuer à s’exprimer et informer les Palaisiens, d’autant plus que la ville nous fait une communication lénifiante et tente d’asphyxier la population ». Pendant que la municipalité fait le dos rond, les parents promettent de nouvelles mobilisations dans les semaines qui viennent.