Le maire de Draveil et secrétaire d’Etat à la fonction publique Georges Tron est visé par une enquête préliminaire du parquet d’Evry. Il est accusé par deux anciennes employées de la mairie de Draveil d’agression sexuelle et de viol.

Que se passe-t-il du côté de Draveil? Après New York, la commune essonnienne semble être au centre du nouveau scandale médiatique en cours depuis mercredi. Son maire et président d’agglomération est accusé de violences sexuelles. Il fait l’objet d’une enquête. Du côté de l’intéressé, on indique qu’une plainte va être déposée pour « dénonciation calomnieuse » .

Ce jeudi, plusieurs élus de Draveil, de la majorité et des oppositions, se sont exprimés dans les médias, tour à tour pour défendre le maire, ou bien aller dans le sens des accusations qui lui sont portées. Georges Tron semble également être entré en conflit avec Marine Le Pen, dont un membre de la famille habitant Draveil est pointé du doigt par Georges Tron. L’actuel secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon subira-t-il les conséquences de cette information judiciaire en terme politique?

Quelles répercussions en Essonne?

Georges Tron est en effet président de la fédération UMP de l’Essonne, et à ce titre le responsable du parti présidentiel dans le département. Il accueillait il y a encore deux semaines une visite de Jean-François Copé à St-Germain-les-Corbeil.

A moins d’un an des élections présidentielles, le parti présidentiel en Essonne pourrait changer son organigramme, dans le cas où les attaques portées à l’égard de Georges Tron se confirmaient. Il y a fort à parier que si la situation s’envenimait, les cadres de l’UMP trouveraient une solution alternative pour la tête du parti en Essonne. Pour le moment, personne ne se risque à des pronostics, mais quelques noms, dans les personnalités montantes du parti, pourraient apparaître dans les prochaines semaines.