Le projet de Grand stade est-il définitivement enterré, après la victoire de Bernard Laporte aux élections de la Fédération française de rugby (lire notre article) ? Actuel secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la recherche, et ancien maire de Ris, Thierry Mandon veut croire que l’opportunité demeure de bâtir un projet sur l’endroit de l’ancien hippodrome. Il confirme également qu’il ne se représentera pas lors des prochaines élections législatives.

Essonne Info : Etes-vous surpris des déclarations de Bernard Laporte remettant en cause le projet de Grand stade, dès son élection à la tête de la FFR ?

Thierry Mandon : C’est une élection, on connaissait le fait qu’elle était ouverte. Les sortants soutenaient le projet de Grand stade, les gagnants ont annoncé leur volonté de ne pas poursuivre le projet. Maintenant, cette nouvelle équipe a les clés, ils vont examiner la situation et décider de la suite en conséquences.

Selon vous, le projet pourra-t-il malgré tout voir le jour ?

Une chose est sûre : les raisons qui ont poussé la fédération à vouloir se doter de son propre stade demeurent, dans le cadre de son développement et du potentiel du rugby français. De même demeure cette opportunité pour le territoire, cet élément moteur, ce que confirme l’engagement des collectivités. La balle est désormais dans le camp de la nouvelle équipe de Bernard Laporte, si l’on peut dire, dans cette mêlée.

Que va-t-il se passer pour le projet de développement et les investissements autour du stade sur lesquels misent les élus ?

Si la fédération renonçait à tout projet, par définition, il y aurait une reconsidération de tout ce que l’on avait prévu pour ce site. Le stade tirait le projet d’ensemble. Il faudrait donc le re-réflechir. Mais pour le moment il ne faut pas se précipiter, on va prendre contact avec les nouveaux élus fédéraux et faire avec eux.

Autre sujet, vous avez récemment confirmé ne pas vous représenter aux prochaines législatives (la 9è circonscription), pourquoi ?

Je ne me représente pas pour un ensemble de raisons. Cela fait deux mandats et c’est assez. De plus mon suppléant Romain Colas fait un bon travail en me remplaçant depuis que je suis au gouvernement. Je ne serai plus élu mais j’ai des projets personnels, ce sera un moyen de m’engager d’une autre façon.