Il était quatre heures du matin samedi 26 novembre, lorsque les flammes se sont déclarées à Corbeil dans un squat où vivent des familles Roms. Cinquante-six personnes, dont une trentaine d’enfants se sont retrouvées à la rue en pleine nuit. Ils se sont réfugiés dans la gare de Corbeil en attendant de l’aide. Un appel à la solidarité a été lancé le samedi même par l’ASEFRR (l’association solidarité Essonne familles roumaines et roms) pour venir en aide à ces familles. La branche de l’association à Corbeil a appelé la mairie et le 115, le SAMU social. Pascale Israel, membre de cette association, explique : « nous avons réussi à ce que la préfecture donne le feu vert au 115 pour accueillir les familles en urgence pour quatre nuits donc jusqu’à ce mardi matin. Ensuite il faut que les familles reformulent une demande au 115 ». Pour cela, Pascale Israel et les autres membres, verront les 56 personnes concernées mardi matin pour les accompagner dans leurs démarches.

« La prise en charge doit continuer » affirme la militante associative, qui se dit satisfaite du travail du 115. En effet, les familles ont été réparties à proximité de Corbeil, à Lieusaint, Viry, Villeneuve, une bonne chose pour ces familles et les personnes qui travaillent. « Nous les accompagnons et le but est qu’ils ne perdent pas leur emploi et trouvent rapidement une solution ». Pour l’heure, leur avenir est incertain mais il ne semblerait pas impossible que le 115 ne les héberge pas davantage.