Après une folle soirée vécue dimanche soir dans le cadre du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon était en déplacement ce mardi matin en Essonne du côté de Viry-Châtillon. Après avoir été reçu pendant de longues minutes en mairie par Jean-Marie Vilain, le premier édile de la commune, puis après avoir salué les policiers municipaux, celui qui est arrivé en tête des suffrages ce dimanche s’est enfin rendu au carrefour dit du Fournil sur la D445. L’objectif de cette visite pour le candidat à l’investiture Les Républicains ? « Rendre hommage aux policiers victimes de cette terrible agression survenue le 8 octobre dernier », a notamment commenté ce dernier. Avant de s’exprimer plus longuement sur ce cas, François Fillon a pris soin d’être à l’écoute des compagnies de CRS présentes sur les lieux du drame depuis maintenant un mois et demi. « Il y a encore des tensions et nous sommes parfois encore insultés, souligne un agent des forces de l’ordre. Mais d’une manière générale la présence des CRS ici est bénéfique ». « On sécurise peu à peu, ajoute à son tour Jean-Marie Vilain. Les personnes qui vivent ici méritent de vivre tranquillement. 90% de la population sont des gens biens », affirme ce dernier à l’ancien Premier ministre.

En compagnie de Jean-Marie Vilain, François Fillon a écouté les policier présents à la Grande-Borne (JL/EI)

En compagnie de Jean-Marie Vilain, François Fillon a écouté les policier présents à la Grande-Borne (JL/EI)

Après avoir pris le temps d’entendre ceux qui souhaitaient s’exprimer, François Fillon a pris la parole à son tour. Dans son discours, le candidat en a profité pour distiller des points de son programme qu’il compte mettre en place s’il est élu Président de la République. Placé devant un fourgon de police, il est ainsi revenu sur ses principales propositions en matière de sécurité. Un exercice sur lequel s’était déjà testé Alain Juppé, venu deux semaines plus tôt au même endroit. « Je souhaite injecter 12 milliards d’euros supplémentaires sur cinq ans pour donner aux forces de l’ordre  tous les moyens dont elles ont besoin. Je souhaite aussi que la police municipale soit armée et puisse se développer dans de nombreuses villes. Également, il faudrait à terme que les policiers aient les mêmes droits que les gendarmes en matière de légitime défense ». Avant de partir serrer les mains des autres policiers présents sur place, ce dernier a lancé : « S’il faut créer des postes de policiers, on en créera ». L’ancien Premier ministre est ensuite parti poursuivre sa campagne sur d’autres territoires sous les acclamations de quelques riverains intrigués par l’attroupement de journalistes sur les lieux précis de l’attaque.